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Publié par Pour une vraie gauche à Lannion

Communiqué de presse du 6 novembre 2020

 

 

Le virus le plus mortel n'est pas le covid mais le capitalisme !...

 

Nos organisations, syndicats, collectif et parti, ne se reconnaissent pas dans le courrier au président Macron du 31 octobre dernier signé de six éluEs de la GPA, dont les maires des quatre plus grosses communes de la communauté d'agglomération.

 

En affirmant que ses éluEs ne toléreront « aucun relâchement dans les territoires dont nous avons la responsabilité et que des sanctions seront prises envers les irresponsables », la GPA accompagne la dérive autoritaire du gouvernement en place en jouant les supplétifs des fossoyeurs des libertés publiques sous couvert de la crise sanitaire.

Un comble pour des éluEs qui se prétendent de « gauche »...

 

Mais le meilleur restant à venir, nous lisons avec consternation que les éluEs de GPA apporte leur soutien et saluent :

« l'effort exceptionnel entrepris par le gouvernement, qu'il sache notre totale disponibilité pour mettre en œuvre les mesures de solidarité ».

Les petits commerçants et artisans sacrifiés aux appétits des grands groupes de la distribution apprécieront...

 

Nous voudrions savoir quelles « mesures de solidarité» entrevoit la GPA ?

 

*Les 100 milliards distribués au patronat,dont seulement 800 millions affectée aux politiques sociales ?

*Le pillage de 1 milliard du 1% logement social, organisme entièrement abondé par la richesse créée par les salariéEs?

*La mise en coupe réglée de la sécurité sociale dont les caisses se vident du fait des exonérations de cotisations sociales aux employeurs, au point que la question de la continuité du versement des pensions va se poser ?

*La gestion catastrophique de la pandémie du COVID et la fragilisation continue de l'hôpital public tant général que psychiatrique, et des diverses structures de santé dont l'aide à domicile et les EHPAD?

Nous avons noté l'absence totale lors des deux dernières mobilisations à l'hôpital des éluEs de GPA. Sans doute trop absorbés par leurs activités liées à leurs multiples casquettes?

 

Ce n'est pas en restreignant les libertés publiques en imposant un confinement qui n'en est même pas un, le travail continuant partout car il faut que les profits demeurent... Les enfants et les jeunes eux même envoyés à l'école sans précaution véritable hormis le masque et sans aucun moyen supplémentaire pour assurer leur sécurité (distanciation etc...) alors qu'ils sont aussi un vecteur parmi d'autres de circulation de la pandémie.

 

C'est en investissant massivement dans le secteur de la santé et de l'hôpital public que réside la solution.Or le gouvernement n'en prend pas la voie.

 

Le besoin est aujourd'hui de 100 000 lits supplémentaires, il faut dès maintenant organiser le recrutement de 100 000 personnels dans les hôpitaux. Quand aux EPHAD, 200 000 personnels supplémentaires sont nécessaires.

Sinon nous courons droit à la catastrophe, y compris par l'arrêt de la prise en charge des malades de toutes les autres pathologies.

Nous ne pouvons plus accepter qu'on restreigne nos libertés, notre vie sociale, alors qu'en parallèle rien n'est fait pour l'hôpital public.Nous ne pouvons plus accepter qu'on tente de nous faire croire que nos comportements individuels sont responsables de la majorité des contaminations en balayant d'un revers de main qu'elles ont lieu dans les transports et milieux professionnels.

Nous dénonçons les politiques hypocrites des préfectures concernant les plus précaires et les sans abris, ainsi que la diminution des moyens du secteur médico social engagée depuis des années.

Comment un sans abri peut il respecter un couvre feu sans toit ?

 

Les premières victimes sont encore une fois les précaires, avec un million de personnes supplémentaires passées sous le seuil de pauvreté depuis le débit de la crise. Ce sont également les femmes, pour qui le confinement peut entraîner de graves conséquences.

Pour tout cela, nous ne pouvons accepter les dernières mesures annoncées par le gouvernement sur la PLFSS( projet de loi de la sécurité sociale), il s'agit d'une économie de 4 milliards d'euros. Et nous ne pouvons pas non plus accepter qu'en parallèle une fois encore, on fasse payer par les plus pauvres un forfait de 18€ aux urgences pour des patients qui ne se feront pas hospitaliser.

 

Nous affirmons que la dégradation constante du vivant, les dérèglements environnementaux et climatiques restent des défis qui puisqu'ils ne sont pas relevés, nous préparent des nouvelles catastrophes sanitaires et sociales.

 

C'est debout que nous devons résister, pas en nous couchant devant Macron, son gouvernement et les intérêts capitalistiques.


 

Signataires :

UL CGT Guingamp

UL SOLIDAIRES Trégor Argoat

CGT SNPTRI Côtes d'Armor

Guingamp en commun/Kumun Gwengamp

comité Nathalie Le Mèl du NPA


 


 


 

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