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Publié par Pour une vraie gauche à Lannion

Pour une candidature FRANCHEMENT et/ou FRANCHEMENT INSOUMISE, IL FAUT L’ENGAGEMENT MILITANT TOTALEMENT INDÉPENDANT DES MILITANTS DE LA RENAISSANCE COMMUNISTE!

            Que faire en 2022 ? La question se pose avec d’autant plus d’acuité que les sondages ne sont guère flatteurs pour la gauche, notamment pour le qui peine à imposer une ligne claire et cohérente ; quant à Jean-Luc Mélenchon, dont le Pôle de Renaissance communiste en France avait soutenu la candidature de manière critique en 2017 tout en gardant sa totale indépendance d’action, force est de constater ceci: la ligne de a évolué de manière droitière et euro-complaisante sur un sujet central, celui de la sortie de l’euro et de l’UE présentée à l’époque comme un plan B en mesure de faire pression face aux oligarchies allemande, “française” et bruxelloise. Il en résulte une interrogation très légitime sur les choix à effectuer dans l’optique de l’élection présidentielle et des législatives qui suivront. 

 

D’un coté Mélenchon et la

 

            D’un côté, les appels à soutenir inconditionnellement le porte-parole principal de la France insoumise, sous prétexte qu’il est le seul arithmétiquement à espérer gagner selon les sondages, émergent parmi des personnes de gauche, parfois « communistes ». Puisque Jean-Luc Mélenchon est le seul à pouvoir rallier potentiellement un gros score sur son nom, alors il faudrait appuyer sa candidature quelles que soient les conditions. Une telle attitude inacceptable revient à la reddition immédiate et sans aucune condition programmatique, à commencer par celle du Frexit progressiste. En l’état actuel des choses, la dérive européiste symbolisée par Manon Aubry (qui semble préférer l’usage de l’anglais à celui du français au Parlement de Strasbourg et qui a explicitement indiqué qu’il n’était pas question pour LFI de sortir de l’UE et de l’euro) se traduit par des déclarations en faveur de « la sortie des traités européens mais pas de l’UE » et débouche inévitablement vers une capitulation en rase campagne : comprenne qui pourra une telle position, surtout parmi les classes populaires! Il est pourtant évident qu’aucun changement véritable, qu’aucun retour à l’indépendance nationale, et surtout, qu’aucune présence au second tour et a fortiori aucune victoire aux élections présidentielle et législatives n’est possible sans que la classe ouvrière et les autres classes populaires (couches moyennes en voie de déclassement comprises) ne soient mises au centre de la bataille politique. Et pour que cette centralité du monde du travail soit garantie aux travailleurs, la plus grande clarté sur l’UE est requise tant il est vrai que ce sont les ouvriers, les employés, les petits paysans et les jeunes de milieu populaire (aussi bien dans les banlieues populaires que les espaces ruraux), qui ont formé les gros bataillons du Non en 1992 (traité de Maastricht) et en 2005 (constitution européenne). 

De l’autre le PCF-PGE et

  De l’autre, Fabien Roussel laisse entendre depuis plusieurs mois qu’il y aura une (la sienne ?) en 2022, tirant les leçons des expériences de 2012 et de 2017 et espérant remettre en scelle le PCF sur la scène nationale. Cet appel à une “candidature communiste” est relayé par des camarades estimant que « pour sortir du piège présidentiel et reconstruire l’espoir populaire, il faut une candidature communiste en 2022 ! ». De fait, depuis l’arrivée de Fabien Roussel à la tête du PCF, des discours tranchés sur la souveraineté – avec un discours pour « voir flotter ensemble le drapeau bleu blanc rouge de la France au côté du drapeau rouge du mouvement ouvrier » –, sur les manigances impérialistes ou sur le capitalisme ont été prononcés, marquant une certaine inflexion des politiques euro-mutantes désastreuses des directions précédentes. Mais parallèlement, d’autres déclarations démontrent que la page de la mutation eurocommuniste est bien loin d’être tournée : le refus de Ian Brossat et de tous les dirigeants eurobéats de sortir de l’UE car ce serait « nationaliste » – si ce n’est « raciste » selon Sophia Hocini, autre figure du « communisme new-look » –, l’abandon de la faucille et du marteau, le refus de revenir aux principes du marxisme-léninisme abandonnés à partir de 1976, la recherche d’une « union de la gauche » avec des prétendus « socialistes » et « écologistes » comme dans les Hauts-de-France (sous l’impulsion de… Fabien Roussel) alors que ces forces n’hésitent pas à criminaliser le communisme au Parlement européen en adoptant la honteuse résolution du 19 septembre 2019, etc., autant d’éléments qui laissent plus que sceptiques sur la perspective d’une candidature franchement communiste. D’autant que le risque existe qu’au second tour de la présidentielle, et à coup sûr aux législatives, le tour de piste “communiste” du premier tour ne serve guère qu’à rallier Macron au second, si ce n’est l’éternelle subordination de second tour à un PS plus maastrichtien, social-libéral et atlantiste que jamais.

Pour un contenu de classe franchement antifasciste, patriotique, anticapitaliste, internationaliste et écologiste du programme que porterait un représentant d’une véritable Gauche patriotique et populaire, donc en rupture franche avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme

            En ce qui concerne le PRCF, il ne situe pas le débat au niveau des étiquettes (avoir une candidature communiste identitaire sans contenu ou soutenir une candidature pas franchement insoumise), ni au niveau des personnes, mais au niveau du contenu de classe franchement antifasciste, patriotique, anticapitaliste, internationaliste et écologiste du programme que porterait un représentant d’une véritable Gauche patriotique et populaire, donc en rupture franche avec l’UE, l’euro, l’OTAN et le capitalisme ; autrement dit, un(e) candidat(e) capable d’engager un combat continu (et non sans lendemain) comme sut le faire Mélenchon en 2017 à travers son intention de sortir de l’OTAN, d’engager une planification écologique et d’expliquer que « l’UE, on la change ou on la quitte ». C’est la seule raison pour laquelle le PRCF se prononça en faveur du soutien critique à la candidature de Mélenchon, puisque celle-ci entrouvrait du moins la voie d’un Frexit progressiste, antichambre possible et probable rampe de lancement du socialisme que nous, PRCF, appelons plus que jamais de nos vœux.

De ce point de vue, le PRCF approuve l’idée d’une candidature communiste, mais à la condition fondamentale d’un contenu de classe consistant à défendre :

  1. La sortie de l’euro et de l’UE par la porte de gauche ;
  2. La sortie de l’OTAN et l’inlassable combat contre toutes les manigances impérialistes, y compris celles du néocolonialisme français en Afrique ou au Proche-Orient ;
  3. La nationalisation démocratique de tous les secteurs clés de l’économie, notamment banques et CAC-40;
  4. La défense ferme et implacable de la République une et indivisible, sociale et laïque, souveraine etdémocratique, fraternelle et pacifique, francophone et internationaliste ;
  5. Et tout cela s’accompagnant d’une autocritique sincère et forte de la « mutation » et des trahisons de ces quatre dernières décennies et de la reconstruction d’un parti communiste marxiste-léniniste prioritairement implanté dans la classe ouvrière. La moindre des choses à ce sujet est la rupture du PCF avec l’euro-carcan que constitue le Parti de la Gauche Européenne, ce magma euro-« réformiste »qu’a longtemps présidé Pierre Laurent. Alors, une candidature franchement communiste sur ces bases : chiche, Fabien Roussel ?

En attendant avec impatience que Jean-LucMélenchon et/ou Fabien Roussel veuillent bien donner des réponses à ces questions pressantes que nous leur avons déjà posées à plusieurs reprises par écrit depuis plusieurs années, le PRCF ne restera pas bras ballants. Il mènera campagne de manière totalement indépendante auprès des travailleurs et des jeunes de France sous ses propres symboles, le drapeau tricolore et le drapeau rouge orné de l’emblème ouvrier et paysan, avec son mensuel ” Initiative communiste” et ses propres tracts, affiches et slogans, pour qu’émerge un contenu et une candidature franchement communistes, franchement insoumis à l’UE, 100% antifasciste, anti-impérialiste et anticapitaliste

Sur proposition du secrétariat national, le Comité central du PRCF désigne Fadi Kassem, co-secrétaire national avec Georges Gastaud du PRCF, pour porter, avec l’aide de toutes les organisations locales du PRCF, de toutes les commissions nationales de travail et de tous les camarades du PRCF, cette pré-campagne politique absolument indispensable pour la clarté politique, la renaissance communiste et l’avenir du mouvement populaire. 

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