Lannion 16 Mars Marche pour le Climat

Publié le par Pour une vraie gauche à Lannion

SAMEDI 16 MARS 2019
JOURNEE D’ACTION EUROPEENNE
MARCHE INTERNATIONALE POUR LE CLIMAT
14H30
Place du centre
LANNION


CLIMATE ALARM 2: le 16 mars marchons
pour un printemps social et climatique!


Chaque année l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM) compile de nouveaux records (température mondiale, concentration de CO2 dans l’atmosphère, superficie des banquises, ni-veau des mers, etc...). Ces records transcrivent une profonde déstabilisation du système clima-tique mondial. Déstabilisation confirmée par les nombreux phénomènes climatiques extrêmes dont les conséquences se font toujours plus lourdes. La multiplication d’événements climatiques extrêmes le montre : le réchauffement se conjugue au présent et ici, pas uniquement au futur et ailleurs. Vouloir le contenir en deçà de 1,5°C, comme le propose le dernier rapport des experts du climat, le GIEC, devrait être notre feuille de route : 10 millions de personnes supplémentaires se-ront touchées de plein fouet par la montée des eaux avec 2°C de réchauffement...
Le 8 décembre, les marches pour le climat ont rassemblé en France, 230 000 personnes dans 191 villes. A Lannion nous avons contribué à ce beau succès car nous étions plus de 1000. Nous étions là pour dénoncer l'inaction climatique des décideurs et appeler à une réponse à la hauteur tant sur le plan de l'urgence climatique que sociale. Notre action « sonnons l'alarme clima-tique ! » n’a pas encore été entendue puisque nous sommes encore et toujours dans l’'inefficacité de la politique des petits pas...
Une nouvelle marche pour le climat se prépare donc au niveau international. A Lannion , le Col-lectif Climat Trégor créé le 22 février regroupant des citoyennes et citoyens ainsi qu’une ving-taine d’organisations, vous attend en grand nombre pour le « Printemps Social et Climatique », le samedi 16 mars 2019 à 14h 30 sur la Place du centre.
N’oublions pas la mobilisation de notre jeunesse pour la justice sociale et climatique qui répond à l’appel international lancé autour des mots d’ordre #FridaysForFuture et #YouthStrike4Climate à l’initiative de la militante suédoise Greta Thunberg. Il s’agit bien sûr de la journée internationale de grève scolaire du 15 mars 2019, appel à la grève lancé à toutes et tous, lycéennes, lycéens, étudiantes et étudiants, et ce afin d’interpeller les politiques : « À quoi cela sert-il de s’éduquer si les politiques publiques et les grandes entreprises nous amènent tout droit vers le chaos ? ». Ils ont le soutien d’organisations de parents, de professeurs, de syndicats et de notre Collectif Cli-mat Lannion.
Retrouvons-nous, samedi 16 mars 2019 à 14h30,
Place du centre à LANNION
Appel soutenu par : Les citoyen.ne.s du Collectif Climat Trégor et
l’AMIH, ATTAC22-Lannion, Sauvegarde du Trégor, la LPO Ile Grande, Pleumeur-Bodou Nature, Eau & Rivière, Sortir Du Nu-cléaire Trégor, Trégor Bicyclette, CCFD-Terre Solidaire, Non à la rocade sud de Lannion , Collectif Stop Tafta-Ceta Trégor, le Peuple des Dunes de Batz à Bréhat, Grain de sable, Nuit Debout, la Confé-dération Paysanne, la CGT, La FSU, Solidaires, EELV, Ensemble, la FI, le NPA, le PCF, le PG ,l’UDB...

Renseignements : climate-alarm-lannion-22300@laposte.net
Merci de ne pas jeter sur la voie publique

 

#ClimateAlarm2 !

Mobilisation du 16 mars, pour un printemps social et climatique

 

En information préliminaire, nous vous annonçons que le Collectif Climat Trégor a vu le jour le 22 février 2019. Il regroupe des citoyennes et citoyens ainsi qu’une vingtaine d’organisations. Il est à l’initiative de cette mobilisation #ClimateAlarm2 ! « Printemps Social et Climatique » organisée à Lannion ce samedi 16 mars 2019.

Depuis septembre 2018, le mouvement pour le climat s’affirme et devient une force dans l’espace public en France. Alors que les marches du 8 septembre ont bénéficié de l’émotion suscitée par la démission de Nicolas Hulot, celles du 13 octobre et du 8 décembre ont confirmé cette dynamique. En effet, le 8 décembre, les marches pour le climat ont rassemblé en France, 230 000 personnes dans 191 villes. A Lannion nous avons contribué à ce beau succès car nous étions plus de 1000. Nous étions là pour dénoncer l'inaction climatique des décideurs et exiger une réponse à la hauteur des enjeux tant sur le plan de l'urgence climatique que sociale. Aujourd’hui, nous sommes mobilisés une fois de plus car notre action « sonnons l'alarme climatique ! » n’a toujours pas été entendue. Nous sommes bien restés dans l’'inefficacité de la politique des petits pas.

La multiplication d’événements climatiques extrêmes le montre : le réchauffement se conjugue au présent et ici, pas uniquement au futur et ailleurs. Tout le monde a pu le constater, même ici à Lannion, en ce mois de février 2019. L’OMM, l’Organisation Météorologique Mondiale, comme chaque année, aura à compiler de nouveaux records (température mondiale sur la terre comme dans les océans, concentration de CO2 dans l’atmosphère, superficie des banquises, niveau des mers, etc...). Ces records transcrivent une profonde déstabilisation du système climatique mondial. Déstabilisation confirmée par les nombreux phénomènes climatiques extrêmes dont les conséquences se font toujours plus lourdes. Vouloir le contenir en deçà de 1,5°C, comme le propose le dernier rapport des experts du climat, le GIEC, devrait être notre feuille de route : 10 millions de personnes supplémentaires seront touchées de plein fouet par la montée des eaux avec 2°C de réchauffement...

Comment en est-on arrivé là ?

Le réchauffement climatique puise sa source dans les politiques de concurrence généralisée, d’exploitation des ressources naturelles, de croissance sans limite qui contribuent par ailleurs à aggraver les inégalités sociales et à multiplier les injustices économiques et fiscales... L’industrialisation massive, la combustion des énergies fossiles – charbon, pétrole, gaz -, l’extraction exponentielle de minerais, l’agriculture et la pêche industrielles, la déforestation, les guerres ont fait exploser les émissions de gaz à effet de serre (GES) et la pollution des océans, qui sont les deux principales sources du changement climatique. La globalisation économique et financière et la croissance accélérée de pays dits émergents qui empruntent la voie du développement productiviste et consumériste, accélèrent encore cette tendance. Depuis des années, alors que les scientifiques tirent la sonnette d’alarme, les chefs d’État et PDG de multinationales se limitent à verdir leurs discours, tout en refusant de transformer en profondeur un système économique devenu proprement insoutenable.

Rappelons aussi au passage que dans un précédent rapport du GIEC, il est dit que le niveau du réchauffement climatique et de l’élévation du niveau de l’océan était directement corrélé au modèle socio-économique dominant dans nos sociétés et que le scénario le plus catastrophique est le modèle dominant actuel, le capitalisme mondialisé.


 

Y aurait-il inaction climatique ?

Trump, Bolsonaro et leurs compères climato-négationnistes ne doivent pas cacher l’inaction de tous les autres États, y compris l’Union européenne et la France. On notera que les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse, pour exemple en France +3,2% en 2017. En France, la mobilisation des gilets jaunes a montré qu’une politique climatique ambitieuse ne pouvait se résumer à une fiscalité carbone inefficace et injuste socialement. Le tout alors que l’on continue à construire des infrastructures routières, signer des accords de libre-échange et subventionner le kérosène et le fioul lourd. Si cela ne suffisait pas, le gouvernement envisage de remplacer un objectif précis et chiffré (diviser par 4 les émissions de GES d’ici à 2050) par un objectif imprécis et non chiffré (la neutralité carbone) qui pourrait ouvrir la porte à la géo-ingénierie et à la capture et au stockage du carbone, autant de promesses technoscientifiques dangereuses et illusoires. Non seulement les objectifs déjà insuffisants ne seront pas atteints mais les reculs sont annoncés.

Quelles sont nos propositions pour la justice sociale ?

Le modèle socio-économique qui a le moins d’impact, est celui qui s’organise autour de la transition énergétique vers des sources renouvelables, une société de circuits courts et de développement de services de proximités.

C’est donc un véritable changement de cap qu’il nous faut opérer pour être à la hauteur des enjeux sociaux et climatiques auxquels nous sommes confrontés pour :

réaffirmer clairement les objectifs de la transition écologique et son urgence

faire basculer les financements qui contribuent au réchauffement climatique vers le financement de la transition, notamment pour les politiques de sobriété énergétique et la production d’énergie renouvelable ;

réinstaurer les aides aux logements pour supprimer les passoires thermiques;

accélérer cette transition dans les territoires en soutenant les collectivités locales et en encourageant les initiatives citoyennes ;

prioriser une agriculture de type une agriculture paysanne (autonome ou biologique ) et locale;

renforcer les services publics et les commerces de proximité ;

favoriser la création d’emplois liés à la transition écologique et accompagner les mutations professionnelles dans les industries qui devront nécessairement décroître;

Développer les alternatives à la voiture individuelle : transport ferroviaire (pour le transport de marchandises et de passagers), transports en commun et nouvelles mobilités : vélo, covoiturage, vélopartage, auto partage... ;

en finir avec les accords de libre-échange qui ne sont pas climato-compatibles (CETA, TAFTA, JEFTA...).

arrêter les coups de rabot injustes sur les retraites ou les aides au logement.

Financer ce changement de cap, c’est possible !

en régulant strictement, y compris par de lourdes taxes dissuasives, les premiers responsables du changement climatique, les multinationales pétrolières, gazières et les banques qui financent encore les énergies fossiles ;

en stoppant le financement des fausses solutions;

en faisant contribuer les transports aériens et maritimes à la lutte contre la pollution via une taxe sur leurs combustibles et un durcissement des normes anti-pollution sur leurs carburants ;

en arrêtant d’encourager le développement de nouvelles zones commerciales (artificialisation de terres souvent originellement à vocation agricole !) et de grands et petits projets inutiles et imposés ;

en orientant l’aide publique au développement des pays les plus pauvres vers un développement économique et social respectueux des populations et de l’environnement ;

en réduisant le pouvoir de la finance via une taxe sur toutes les transactions financières ;

en rétablissant l’ISF et en récupérant l’argent détourné par les évadés fiscaux.

Face aux lobbies et à un modèle économique détruisant la nature, nous sommes rassemblés de nouveau aujourd’hui pour dénoncer le manque d’ambition et de concrétisation politiques en matière de lutte contre le dérèglement climatique et de protection de l’environnement, indispensables à l’égalité et la solidarité entre les populations.

Nous sommes bientôt arrivés au terme de ce discours et il ne vous aura pas échappé que nous n’avons pas encore évoqué un point important, celui de la mobilisation de notre jeunesse pour la justice sociale et climatique. Cette mobilisation répond à l’appel international lancé autour des mots d’ordre #FridaysForFuture et #YouthStrike4Climate à l’initiative de la militante suédoise Greta Thunberg. Hier, c’était la journée internationale de grève scolaire, appel à la grève lancé à toutes et tous, les lycéennes, Lycéens, étudiantes et étudiants, et ce afin d’interpeller les politiques : « À quoi cela sert-il de s’éduquer si les politiques publiques et les grandes entreprises nous amènent tout droit vers le chaos ? ». Elles et ils étaient aussi mobilisé.e.s à Lannion, avec le soutien d’organisations de parents, de professeurs, de syndicats et de notre Collectif Climat Lannion.

CHANGEONS LE SYSTEME, PAS LE CLIMAT !


 

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