Roger Martelli : « Le PCF n’a pas été le seul à passer à côté du mouvement de Mai-68. »

Publié le par Pour une vraie gauche à Lannion

https://www.youtube.com/watch?v=WzeM1dnb4nw

Un long entretien très éclairant sur Mai 68 dans "les brûlures de l'histoire"

https://www.youtube.com/watch?v=WzeM1dnb4nw

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Une analyse claire de 1968, de la place du PCF et de la suite!

 

En mai, il ne veut voir, dans le grand mouvement né de la colère étudiante, que ce qu’il connaît : une pulsion du mouvement ouvrier historique, une resucée de juin 1936. Il ne comprend pas que le mouvement tumultueux annonce l’entrée dans une phase nouvelle, qui se défie de tous les ordres du passé, qui affaiblit les stratégies habituelles et que les cultures anciennes ne peuvent plus englober.
Un peu plus tard, à l’été, le PCF est confronté à un autre événement qui va contribuer à éroder un autre identifiant du communisme du XXe siècle. En août 1968 l’invasion de la Tchécoslovaquie par l’Union soviétique et par plusieurs de ses alliés met fin au « Printemps de Prague », une des tentatives visant à réconcilier enfin le parti pris égalitaire et l’irrépressible désir de liberté. Cette fois, le PCF se résout, la mort dans l’âme, à refuser l’acte désastreux. Mais il hésite à aller jusqu’au bout de son choix, par réalisme et par peur de se renier. L’addition sera lourde… mais plus tard.
L’ouverture des archives permet de jeter un œil nouveau sur les péripéties de cette année 1968. Ce livre essaie de mettre en perspective les regards neufs des historiens.

Roger Martelli, historien, est l’auteur de nombreux ouvrages sur l’histoire du communisme en France. Il a été dirigeant du PCF.

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