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Ordonnances Macron : « alerte populaire » de la France insoumise (dans l'Humanité, l'autre!)

Jeudi, 13 Juillet, 2017
Humanite.fr
Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a organisé une centaine de rassemblement « contre la casse du code du travail » mercredi soir. Sur la place de la République à Paris ses députés ont décortiqué le contenu de la réforme. Reportage.
C’est « par curiosité » que Laura, une jeune lyonnaise de passage à Paris, s’est rendue mercredi soir sur la place de la République. Pour mieux comprendre les fameuses ordonnances Macron. « Des économistes disent que ça ne sert à rien, d’autres que si… On ne sait plus sur quel pied danser », confie-t-elle. Expliquer, c’est justement la mission que se sont fixés les députés de la France insoumise qui défilent à la tribune installée au pied de Marianne et face aux pancartes des militants marquées d’un « haltes à la casse
du code du travail » ou d’un « je ne suis rien, nous sommes tout ».
« Nous commençons un système d’alerte et de mise en mouvement populaire », lance Jean-Luc Mélenchon sur la place parisienne tandis que, selon les organisateurs, une centaine de rassemblements se tiennent simultanément dans d’autres villes.
Avec la volonté de donner à voir des députés sur le front à la fois dans l’hémicycle et dans la rue, les membres du groupe France insoumise se relaient pour expliquer un à un les dangers de la réforme par ordonnance du code du travail. Plafonnement des
indemnités prud’homales ? « On organise le non respect du code du travail sur les licenciements abusifs. Le gouvernement met à prix la tête ici d’un syndicaliste un peu trop actif, là d’une femme enceinte », dénonce le bien nommé Loic Prud’homme. « Ils veulent plafonner les indemnités prud'homales pour "rassurer".
Depuis quand faut-il rassurer les délinquants pour empêcher le crime ? », renchérit Jean-Luc Mélenchon. Inversion de la hiérarchie des normes ? « Ils veulent renverser la loi au profit d'accords locaux qui pourront être défavorables aux salariés », détaille le député des Bouches-du-Rhône. Et ainsi de suite sur le CDI de chantier ou encore la fusion des instances représentatives du personnel. « Le système que nous combattons a un nom et nous n'avons pas peur de le prononcer : c'est le capitalisme. Le capitalisme détruit l'ordre social et saccage l'écosystème » résume Mélenchon qui revient sur quelques unes de ses propositions de campagne comme le « partage du temps de travail ». A ces prises de parole se mêlent des interventions de syndicalistes CGT de différents secteurs. « Le peuple quand il est uni est invincible. Nous en avons la conviction, reste à en faire la démonstration », assure notamment Karl Ghazi de la CGT commerce, après avoir rappeler qu’Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie, avait déjà à son actif le démantèlement de l’interdiction du travail du dimanche.
 
« Il n’y a pas de majorité pour briser le code du travail construit par des décennies de luttes », ajoute le député Alexis Corbière, notant que « plus d’un citoyen sur deux n’est pas allé voter » et saluant « les députés communistes du groupe GDR (qui) participent aussi à ce combat » dans l’hémicycle. Un combat compliqué par la novlangue orwellienne pratiquée par les députés En marche. « En gros, comme dans le roman 1984, la paix c’est la guerre, la liberté c’est l’esclavage. Ils nous font ça depuis des jours : ‘’la meilleure protection c’est supprimer la loi qui protège’’… », raconte le député Eric Coquerel, également coordinateur du PG.  Ugo Bernalicis, député du Nord, prédit de son côté de futures « phrases jupitériennes » pour justifier de nouveaux coups contre la restriction du travail de nuit. Par exemple : « la nuit, le jour c’est dépassé comme la gauche et la droite. Le jour c’est la continuité de la nuit et inversement, pourquoi fixer une limite ? »
 
En attendant la rentrée, la France insoumise avertit également qu’elle mobilisera pendant l’été, en particulier auprès de ceux qui ne sont pas « organisés dans l’entreprise » (les chômeurs, les étudiants…), via ses « caravanes insoumises » dans les quartiers populaires, avec une initiative nationale courant août. Jean-Luc Mélenchon a aussi  annoncé que FI proposerait un rendez-vous en septembre « un samedi ou un dimanche, on s’arrangera pour que ça ne bouscule personne », a-t-il précisé. La journée d’action à l’appel de la CGT reste cependant au programme. « Le 12 septembre n’oubliez pas cette date, la rentrée sera chaude ! », conclut d’ailleurs Charlotte Girard, co-responsable du projet FI, avant que ne résonnent les premières notes de la Marseillaise.
 
 
Tag(s) : #Mélenchon, #France Insoumise, #Communiste, #CCCP-Tregor, #Lannion

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